Célébration de la Journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique (JRSA) 2019

Sous l’égide du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal organise, la Célébration Annuelle de la Journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique (JRSA), le Vendredi 28 Juin 2019 de 09h00 à 13h00 à l’Auditorium du Conseil Economique, Social et Environnemental, 25 Avenue Pasteur, Dakar. 
Cette année, la célébration porte sur le :

Thème : L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Coordonnateur scientifique : Prof Yaye Kène GASSAMA vice-présidente ANSTS

Programme :

Termes de Référence

Dans le cadre de l’organisation de la Journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique (JRSA), et celui de la préparation de la conférence annuelle du Conseil International pour la Science (CIS), prévu à Dakar en Mars 2019, l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal a retenu le thème de l’intelligence artificielle ; ce thème, d’une actualité mondiale, interpelle toutes les sociétés, en raison des bouleversements qu’il  implique et de son fort impact sur le vécu des gens ordinaires.

L’intelligence artificielle (IA) est à la fois une science et un ensemble de technologies visant à produire diverses formes de comportement intelligent. À mesure qu’ont progressé la technologie, et surtout notre compréhension du fonctionnement de nos esprits, la conception de l’IA a changé. Les travaux dans le domaine de l’IA, se concentrent non plus sur des calculs d’une très grande complexité, mais sur l’imitation des processus de prise de décision et la réalisation de tâches de manière toujours plus humaine. Ces dernières années, des progrès considérables ont été accomplis dans la transition de l’IA des laboratoires de recherche vers le monde réel, avec un impact significatif sur la vie des citoyens. Il est presque certain que cette tendance se poursuivra dans un avenir proche, faisant de l’IA un ensemble de technologies à la fois perturbatrices et transformatrices.

L’intelligence artificielle est un domaine de recherche mature et diversifié, à la confluence de disciplines telles que l’informatique, l’ingénierie, les mathématiques, les sciences cognitives et la philosophie, englobant un large éventail de techniques et de méthodologies.

Une grande variété d’applications d’IA sont liées à l’éducation, le transport, la santé, l’industrie avec l’automation, le volet social avec les réseaux sociaux, la qualité de vie avec l’usage de robots familiaux, etc.

 Il faut reconnaitre qu’une éducation de qualité impliquera toujours des enseignants humains, mais l’éducation  peut être renforcée et améliorée grâce aux diverses technologies d’IA.  Le traitement du langage naturel (TLN), en particulier lorsqu’il est combiné avec les machines d’apprentissage et le cloud sourcing, a permis aux enseignants, dans le cadre des MOOCs (Massive Open Online Courses), de multiplier la taille de leur classe tout en adressant les besoins et styles individuels de leurs étudiants.

Dans le domaine de la robotique, depuis une quinzaine d’années, on a vu se développer la fabrication de robots ayant acquis des fonctions domestiques et utilitaires ; et grâce aux innovations mécaniques et à l’IA, on assiste à une sophistication de plus en plus poussée de ces robots.

Dans le domaine de la santé, les progrès en matière de machine learning, associés à la possibilité d’une collecte de données à grande échelle, grâce aux big data, permettent d’avoir une meilleure lecture des risques possibles pour la santé, en offrant une expérience où la dimension humaine des soins est complétée par des processus de raisonnement automatisés.

Dans le domaine du transport, il est déjà possible d’utiliser des méthodes d’intelligence artificielle pour la navigation et la prédiction du trafic routier en temps réel, optimiser les services tels que la planification de bus et des feux de signalisation. En outre, le transport autonome sans chauffeur, qu’il s’agisse de transport public, de voitures ou de camions, deviendra probablement la norme dans un proche avenir.

 Cependant l’adoption des technologies d’intelligence artificielle soulève de nombreuses questions relatives aux principes et valeurs éthiques existants, à l’accroissement des inégalités, au risque de perte d’emplois et aux peurs liées à la sécurité des données personnelles. La communauté de l’IA dans le monde entier en est consciente et un débat mondial sérieux est en cours sur ces questions. Il est d’une importance cruciale que l’Afrique se joigne de toute urgence à ce débat.

L’objectif du document à élaborer n’est pas de couvrir l’intégralité de l’IA, mais plutôt de nous concentrer sur les domaines qui ont récemment connu des succès concrets, et ceux qui sont susceptibles de conduire à des avancées majeures dans un proche avenir, avec un accent particulier sur ceux qui pourraient être les plus bénéfiques pour l’Afrique.

Le rapport devra donner un aperçu de la science de l’information en tant que domaine de recherche, en mettant un accent particulier sur ce qu’elle réserve à l’Afrique, mais également de mettre en évidence les pièges potentiels.  

Globalement il s’agira de:

  • Faire l’état de la recherche sur l’IA au Sénégal et en Afrique.
  • Identifier les technologies de l’IA qui ont déjà eu un impact positif sur la vie de nombreux Africains, et les perspectives pour le futur. Faire le point sur  les technologies d’IA testées avec succès sous divers environnements en particulier les environnements en Afrique, les pays à faibles ressources similaires à de nombreux environnements trouvés en Afrique.
  • Identifier l’expertise humaine disponible en Afrique pour un déploiement réussi des technologies de l’IA et les efforts à mettre en œuvre pour augmenter les niveaux d’expertise afin que l’Afrique puisse tirer pleinement parti de ce que l’IA doit offrir.
  • Identifier les principaux obstacles à la réalisation du potentiel des technologies d’IA, et faire des propositions pour une pleine optimisation de ce potentiel.

GENÈSE

Sous l’égide de l’UNESCO, avec l’appui du PNUD et d’autres partenaires au Développement, l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) a organisé du 27 au 30 Juin 1987, à BRAZZAVILLE (République du Congo), le Premier Congrès des Hommes de Science d’Afrique.

Ce Congrès a réuni non seulement les Scientifiques du Continent africain, mais aussi les décideurs politiques, la Société civile, les partenaires au développement et toux ceux qui, de près ou de loin, interviennent dans le secteur de la Science et de la Technologie en Afrique.

Il s’agissait en particulier pour l’Afrique et ses partenaires de prendre conscience que la Science est le moteur du développement et, ensemble, de s’engager davantage, sans délai et de manière permanente, à mettre à la disposition du Continent, les connaissances actualisées des Sciences naturelles, physiques, biologiques, biomédicales, les Sciences de la Terre, sociales, humaines.

Les  travaux de ce premier congrès ont pris fin le 30 Juin 1987, sanctionnés par l’adoption de la Déclaration de BRAZZAVILLE. C’est pour faire échos au cri de cœur des Hommes de Science que l’OUA a adopté une Résolution pour marquer la fin des travaux de ce Premier Congrès. Ainsi, à travers cette résolution, l’organisation continentale invite les Etats Membres à célébrer le 30 Juin de chaque année comme la Journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique (JRSA).

Placée sous l’égide des Ministères ayant en charge de la Recherche Scientifique, la célébration de cette Journée par les Etats membres, consistera à organiser des manifestations scientifiques de grande envergure (Séminaire, Conférence, Portes ouvertes, Concours scientifiques, etc.), pour renforcer la sensibilisation de l’espace scientifique national sur la nécessité de donner à la science la place qui lui revient dans le développement économique, social et culturel du Continent, et sur le rôle moteur qu’elle peut jouer pour contribuer à l’essor des populations.

Il reviendra à chaque pays de rendre compte au Secrétariat Général de l’Union Africaine qui a revivifié la Journée en 2007. C’est dans ce cadre que fut institué le Prix Nationale de l’UA pour les Jeunes Scientifiques.